" Faute ! Lutter contre la violence dans le sport "

mardi 5 janvier 2010

LE TRAVAIL MENÉ

Ce travail, mis en place par la Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports représentée par madame Martine Bouche, se situe dans le cadre de la lutte contre les incivilités et les violences dans le sport. Il s’adresse doublement à des sportifs en tant qu’acteurs mais aussi en tant que spectateurs.

Au cours de l’année 2009, une série de réunion n’a pas permis de réunir un groupe afin de travailler pendant six jours lors du mois d’août. Le groupe a été constitué grâce au travail de Martine Bouche qui a contacté tous les clubs de la métropole ainsi que des individus (arbitres, supporters, membres des commissions de discipline...) susceptibles d’être concernés par la violence dans et autour des stades. Après une réunion qui a rassemblé des membres de la ligue de football et des dirigeants de plusieurs clubs, les seuls jours qui se sont avérés être possibles ont été ceux de la trêve hivernale.

LE GROUPE : Majoritairement constitué d’éducateurs-joueurs de clubs de Roubaix (SCO et 3 Ponts) mais aussi d’individus exerçant une activité professionnelle dans le milieu du sport ou une activité de loisir dans les sports de combat, le groupe (composé de 11 personnes) a d’abord réfléchi pendant six jours d’atelier (animés par Lucie Bin et Stéphane Vonthron de la compagnie) sur les causes de la violence et également aux situations de violence auxquelles ils ont pu être confrontés lors de leur pratique sportive (lors de match, d’entraînement...). Les points de vus différents ont permis la création de scènes et d’images très riches. De plus, cet atelier a permis à des sportifs qui évoluent dans des milieux différents de se rencontrer et de se rendre compte que la violence est bel et bien présente dans tous les sports !

LA SUITE : le projet prévoit qu’à la suite de cet atelier soit créé un spectacle de compagnie basé sur les récits des participants de l’atelier et enrichi s’interviewes qui sera joué plusieurs fois par les comédiens de la compagnie.

LE THÉÂTRE-FORUM

Le jeudi 30 décembre à la Maison de l’Éducation Permanente à 18h, trois scènes ont été présentées à une quarantaine de spectateurs (professionnels et amateurs du sport). En guise de « prologue », quatre images au sujet des causes de la violences ont été montrées : l’argent, les médias qui banalisent les faits de violences dans la vie quotidienne, l’incompréhension entre sportifs et les supporters qui amènent la violence. Trois scènes ont ensuite été jouées : Une première sur la stigmatisation « Perdu d’avance » : une équipe d’un club de Roubaix joue à l’extérieur : mauvais accueil, arbitre qui favorise l’équipe adverse, les joueurs de Roubaix sont sous tension et le match se termine par une bagarre générale. La seconde, « Les patates c’est à la cuisine » présente une situation de sexisme lors d’un entraînement de boxe. La troisième, « Violence arbitraire » se situe dans le cadre du football. Un éducateur est confronté à des parents supporters racistes qui insultent un jeune arbitre pendant le match.

Les spect-acteurs sont intervenus pendant le la seconde et la troisième scène pour essayer des tentatives afin de lutter contre l’injustice. De nombreuses interventions ont permis un débat théâtral riche avec de nombreuses solutions questionnées par les uns et les autres.